Cabinets d'Ostéopathie du Châtelet


Prescription du sport et ALD : quelle est la réalité du terrain ?

22 mars 2017  Par OstéoMag 
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Un décret entré en vigueur ce 1er mars (1), issu de la loi de modernisation de notre système de santé, prévoit que dans le cadre du parcours de soins des patients en affection de longue durée (ALD), le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie.

Jusqu’ici rien de révolutionnaire, « toutes les formations à l’éducation thérapeutique encouragent depuis longtemps à considérer l’activité physique comme un traitement à part entière » commentait medscape.fr, le Dr Boris Hansel, diabétologue et nutritionniste à l’hôpital Bichat. La vraie nouveauté se situe dans le décret d’application, « qui détaille les conditions de dispensation de l’exercice physique adapté prescrit par le médecin traitant », indiquait notre blogueur.

Professionnel de santé ou professionnel du sport ?

Ces activités physiques peuvent, en effet, être dispensées par des professionnels de santé ou des professeurs du sport certifiés (masseurs–kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens ainsi que différents acteurs du monde sportif titulaires d’un diplôme universitaire (Master 1 ou 2) orienté APA-S (pour « Activité Physique Adaptée et Santé »), d’un brevet d’Etat (BE) ou d’un brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS). Dans certains cas extrêmes, listés dans le décret – altération de la motricité, fatigue invalidante, atteintes des fonctions langagières, dépression, surdité, etc. – seul le professionnel de santé est habilité à intervenir. En revanche, lorsque les patients présentent une atténuation des altérations suffisante, le professeur d’activité physique peut intervenir accompagné du professionnel de santé. « L’intervenant transmet périodiquement un compte rendu sur le déroulement de l’activité physique adaptée au médecin prescripteur et peut formuler des propositions quant à la poursuite de l’activité et aux risques inhérents à celle-ci », précise le décret.

 le "barfoot Running"ou courir pieds nus

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Courir pieds nus améliore la technique et réduit le risque de lésions...


Ostéopathe, je t’aime… un peu, à la folie, passionnément !

– Deux tiers des Français déclarent connaitre le type de soins prodigués par un ostéopathe, notamment ceux en ayant déjà consulté et pratiquant une activité sportive.


– Près d’un Français sur deux a consulté un ostéopathe au cours des trois dernières années pour lui ou un membre de sa famille.


– Les motivations pour consulter un ostéopathe sont variées, les douleurs chroniques étant toutefois les plus fréquentes.


– Le plus souvent, les spécialistes consultés sont soit kinésithérapeute-ostéopathe, soit exclusivement ostéopathe :

  • Un kinésithérapeute-ostéopathe : 40 %
  • Une ostéopathe exclusif : 38 %
  • Un médecin ostéopathe : 16 %
  • NSP : 6 %

–  Le nombre moyen de consultations des personnes satisfaites par leur dernière séance est de 3,7.

 


Au final, ce sondage révèle un véritable plébiscite pour l’ostéopathie puisque 88 % des personnes interrogées se montrent satisfaites et 91 % ont une image positive de la profession d’ostéopathe. Parmi ceux qui n’ont pas encore consulté un ostéopathe, les trois quarts seraient disposés à le faire. Et même si l’ostéopathie n’est pas remboursée ils se disent prêt à franchir le pas pour 53 % d’entre eux.

L’ostéopathie, on le sait déjà, jouit d’une belle image. Quel est alors l’intérêt de commander un tel sondage ? S’il n’y a pas de mal à se faire du bien, peut-être que cette étude pourra être utile aux organisations socio-professionnelles pour défendre leurs sociétaires auprès des pouvoirs publics.